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Maison dite de la Duchesse Anne

La Maison dite de la duchesse Anne, à Morlaix, en Bretagne,
Fermeture exceptionnelle de la maison pour travaux à partir de septembre 2016.

Pour inaugurer la saison 2017, une ouverture gratuite sera organisée sur deux jours pour faire découvrir le résultat des travaux.

offre un exemple particulièrement bien conservé de maison à lanterne, principe architectural emblématique de la ville à la Renaissance

Le visiteur y découvre la lanterne - cour intérieure couverte - abritant une cheminée monumentale et un escalier en vis, en chêne richement sculpté, qui garantit le passage entre les pièces de l’avant et celles de l’arrière, ainsi sur trois étages.

L’année 2013 marque un anniversaire d’importance pour le patrimoine morlaisien : il y a tout juste 130 ans, le 28 mai 1883, Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, signait le décret de classement « au nombre des Monuments historiques » de la Maison dite de la duchesse Anne. Le premier monument morlaisien à bénéficier de cette mesure de sauvegarde et le seul de tout le 19e siècle.

Maison à lanterne, demeure de famille noble bâtie vers 1530, la Maison dite de la duchesse Anne a échappé in extremis à la destruction programmée dans le cadre de lourds travaux d’urbanisme. Elle doit sa sauvegarde à l’intérêt suscité par sa cour couverte – sa lanterne – qui abrite son remarquable escalier sculpté. Cet escalier unique en son genre, objet d’admiration, a suscité ce commentaire élogieux de Prosper Mérimée, alors inspecteur général des Monuments historiques, le découvrant lors de sa visite de la ville en 1835 :
« Dans une maison de la rue des Nobles (aujourd’hui rue du mur) on voit un magnifique escalier gothique, en bois, du quinzième siècle, parfaitement conservé, quoique d’un usage journalier. Ses ornements, variés à chaque étage, sont d’une délicatesse inouïe. Je n’avais jamais rien vu de plus parfait et de meilleur goût. »
Aux yeux des urbanistes, cette notoriété ne devait pas préserver l’édifice de la démolition. Tout au plus imaginait-on démonter l’escalier pour en assurer au moins la conservation. Ce fut le mérite d’Henri de Lestang du Rusquec de saisir toute l’importance du maintien de l’escalier en l’état, sur place, dans l’écrin constitué par la maison.
Henri de Lestang du Rusquec (1822-1906), maire de Sibiril, propriétaire du château de Kerouzéré, qui fut classé le même jour que la Maison dite de la duchesse Anne, en fit l’acquisition en octobre 1882 et obtint son classement huit mois plus tard.
Quelle ironie que celle de ce « crime d’avancer de quelques cinquante centimètres sur l’alignement imposé », soulignée par l’illustrateur et romancier Albert Robida, heureux de constater que « ce beau spécimen des riches maisons du Morlaix d’autrefois » ait pu finalement être préservé et restauré.

Pour le plus grand plaisir des amateurs du patrimoine, de l’art et de son histoire, la Maison dite de la duchesse Anne commet toujours ce crime 130 ans après son classement. Elle devrait le commettre encore de très nombreuses années grâce aux travaux de restauration programmés qui permettront d’ouvrir de plus larges espaces à la visite tout en assurant sa pérennité.

Ouvert tous les jours de 11h à 18h sauf dimanche et jours fériés.
Possibilité accueil groupes et visites sur demande.
Livrets de présentation disponibles sur site en onze langues.


Expériences et visites